Historique de SambaÉdu, solution de serveur pédagogique libre

Les débuts dans un collège : SE1

C’est en février 1998, que Olivier Lecluse, alors professeur de mathématiques au collège Le Ferronay à Octeville (50), a entrepris de mettre en réseau les 15 ordinateurs de son collège.

Olivier a donc mis au point des scripts et une interface d’administration dans le but d’alléger son travail : « n’ayant pas beaucoup de crédits, mais une petite expérience de Linux, mon choix s’est naturellement porté sur Samba. J’administrai les ordinateurs du collège depuis deux ans sans réseau et cela devenait une charge de travail énorme ».

Ensuite, Olivier a développé le kit SambaEdu : « n’étant pas assurer de rester au collège, j’avais aussi comme objectif de faire en sorte qu’une personne n’ayant aucune connaissance de Linux puisse prendre la relève. Devant les résultats obtenus et les encouragements de mes collègues, j’ai décidé de faire profiter ceux qui le souhaitent de mon expérience ».

 

Naissance de SE2

Devant les résultats encourageants de l’expérience du collège Le Ferronay à Octeville, une expérimentation plus large a été déclenchée dans six collèges de la manche. Ceux-ci, dans le cadre d’un plan d’équipement des CDI mené par le conseil général de la Manche, ont été doté d’ordinateurs, d’imprimantes réseau, de tour de cdrom et d’un serveur configuré avec samba-edu. Une formation pour deux personnes de l’établissement a été mise en place afin d’assurer une administration de premier niveau du serveur.

Cette expérimentation a été concluante, et la généralisation à tout le département a été décidée. Pour cela, un appel d’offre a été lancé par le Conseil Général de la Manche et une entreprise a été retenue. Celle-ci a eu pour mission de fournir un serveur au CRDP et de l’installer conformément aux besoins des collèges. Ce serveur ensuite retourné à l’entreprise pour le cloner et l’installer dans les collèges.

Le Conseil Général de l’Orne a également décidé de suivre la même direction, avec la même stratégie.

La configuration de ces serveurs, faite par le CRDP était la suivante :

  • Distribution Debian
  • SambaEdu 2.08
  • Messagerie Interne/externe
  • Proxy Cache transparent avec statistiques de consultation des sites
  • Serveur web apache + php + MySQL
  • Interface Webmail (imp)

Pour accompagner le projet, la liste de diffusion SambaEdu destinée à recueillir des échanges autour de la mise en place et de la gestion de serveurs Linux + SambaEdu est créée.

De même, une page sur Linux-france.org a été créée pour documenter l’installation et la gestion de la version SambaÉdu proposée.

 

Passage à SE3

Le passage à SE3 s’est traduite par une accentuation de l’accompagnement des usages pédagogiques et une facilitation de la gestion du serveur.

Quelques collègues ont développé la possibilité d’utiliser des clients-linux.

 

En route avec SE4

La nécessite d’utiliser un annuaire Active Directory (AD) a poussé les développeurs à reprendre l’architecture du serveur en séparant la partie gestion de l’annuaire et la partie gestion des données : SE4 était né.

Parallèlement la simplification des changements de versions s’est accélérée par la mise en place de paquets « à la mode Debian » : un simple « apt update && apt upgrade » a suffit pour passer de la version Stretch à la version Buster dans les SE4 installés ! Et maintenant, un SE4 s’installe en Buster directement à l’aide de paquets Debian disponibles sur un dépôt SambaÉdu.

L’installation et l’intégration d’un client-windows ou d’un client-linux se fait maintenant de façon automatisée, via ipxe.

Il y a aussi une évolution de la documentation qui utilise la solution Scenari/Dokiel plus agréable à consulter.

Autre évolution importante, la synchronisation de l’annuaire AD à celui de l’ENT : ainsi, les utilisateurs ont un identifiant et un mot de passe communs entre l’ENT et le réseau pédagogique. Aucune autre solution ne le propose.

Et de nouveaux services ont été mis au point : des salons de visio-conférence avec BigBlueButton, la gestion des fichiers du serveur depuis chez soi avec NextCloud, la possibilité d’utiliser un ordinateur du réseau pédagogique depuis chez soi avec Gucamole.